paroles

LE SANG DANS LES CORPS

Qui a fait quoi? / Qui tire le premier? / Qui fait mouche? / Qui ment? / Qui truque? / Qui aspire à quoi? / Qui rêve? / Qui attend? / Qui attend quoi? / Qui s’attend à quoi? / Qui pleure? / Qui pleure encore? / Qui pleure les corps? / Qui paye quoi? / Qui fournit qui? / Qui s’expose? / Qui explose? / Qui s’impose à la situation? / Qui s’oppose à quoi? / Qui s’attend à pire? / Qui espère encore ? / Qui rougit de quoi?  / Qui rugit? / Qui régit le bordel? / Qui régente la fiente? / Qui calcule? / Qui compte les points? / Qui compte sur qui? / Qui ne compte que sur soi? / Qui vomit? / Qui vaut mieux que qui? / Qui vole tout ceci? / Qui veut quoi? / Qui veut y aller? / Qui veut vraiment y aller? / Qui veut? / Hein?! Qui veut?

NOUS SOMMES LA SOMME DE NOUS

Je rêve d’évolution douce comme la tendresse / Je rêve d’évolution ronde comme le dos d’une chat qui demande caresse / Je rêve aux lucioles qui scintilleraient sur nos nuits / J’aurai voulu te kidnapper au fond d’un lit, et brûler / « Nous sommes si fatiguées des bains de sang » ; nous sommes fourbues de piétiner en rond, de faire ricocher la loi du Talion à travers le temps » / NOUS SOMMES LA SOMME DE NOUS SOMMES LA SOMME…/ ми — сума нас

LITANY FOR PEACE

Over the past years I’ve been learned / to gracefully sit in the fire / With people I love / My friends can be yours too / I never knew before / how can we be connected / without the « goumandises de l’amour » / Sans les gourmandises de l’amour

ENCORE CE MATIN

Encore ce matin/ Je me suis sentie comme une cavalière/ Une marcheuse des steppes/ Mon regard est fait pour l’horizon, ou pour les monts/ Comme une bizarrerie dans la ville/ Je trace des lignes de mes bottes/ Sur le sol aride et bitumé/ En chaque parcelle de terrain, je vois la sous-couche originelle/ L’herbe, les collines, la terre/ Et le vent, et le ciel/ J’ai besoin de courir vite, loin, sans obstacle/ Et d’imprimer la beauté de cette vision/ Pour plus tard/ « La maison de l’homme, c’est l’horizon – je suis un homme – ma maison, c’est l’horizon »

OPERA ODESSA

Je suis à double fond / Une glace en terrasse pendant que les corps brûlent / On s’enlace dans une bulle/ Là-bas fume un piège crasse / Opéra Odessa ÷ Début mai tout frais du vert tendre / Une porte s’ouvre dans un arbre / Une poignée se dessine sur mon épaule / Et sur mon front joue un ange / Et sur nos fronts jouent des anges ÷ Juste à côté il y a la colère qui se venge / Et sous la voûte deux vieux voyagent en tango / Ils goûtent le grain du vieux son / Le crépitement d’une nostalgie d’opérette / L’homme blanchi avec son profil grec/ A l’étincelle du marin universel/ Il vient vers moi et je respire enfin: il reste donc des hommes bons / Avec l’amour pour faire bouger les corps/ Pleins et sonnants / Pleins et présents au temps qui danse / Opéra Odessa

A-TOPOS

Un son continu: le souffle de la forêt ou le fantôme d’une rivière /Des insectes tressent leurs vibrations aux cordes des femmes / Les femmes geignent, du plaisir ou de l’absence / Du vide et du plein / Du vide qui se remplit des larmes et des soupirs / Du plein qui se vide de son offrande / La nuit ouvre encore ses portes à des silhouettes / Qui s’évaporent sous la lune en traînant d’étranges fardeaux / Et parfois même elles se soulèvent / A cheval sur une brise / Des mains grattent la terre / Les ongles s’y enfoncent pour y enfouir un gland : Une goutte de sueur ou de rosée fera le reste /  Tous sont à leur place / Ils attendent que monte le Coeur qui relie tout / Que résonnent à nos pieds, profonds / Les tambours de la nuit / Que s’ouvre un instant d’éternité / Un endroit caché, il a toujours existé /Loin des villes et de l’orgueil des hommes  / De là coule une fleuve inconnu / Qui emmène à la dérive / sur de grandes fleurs flottantes / Les âmes aimantes

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